Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

La maison et le développement psychique de l'enfant

 

L’importance du « Toit » dans la construction du moi, et des relations avec les autres…


A travers le monde il existe bien des formes et des types de maisons différents.
On construit une maison pour s’y abriter, s’installer mais aussi pour y partager émotions et souvenirs avec ceux qui y vivent au quotidien. Pourtant à travers le monde, il existe bien des formes de maison… Le toit est l’élément différenciateur par excellence. Sans leur toit, les maisons seraient presque toujours des cubes ou des rectangles. La forme du toit et le matériau qui le couvre permettent ainsi de reconnaître à quel pays ou à quelle région la maison appartient.

Mais dans tous les pays, la maison reste le premier espace exploré par l’enfant. C’est le foyer de sa famille. Celui-ci porte un vécu, amène un rythme et des habitudes qui lui sont propres. La maison est l’endroit privilégié où l’enfant grandit, partage les responsabilités, les joies et les peines de son existence au quotidien. Sous son toit, l’enfant ressent un véritable sentiment de sécurité et d’appartenance. Cela aura une importance majeure dans son développement psycho-affectif.

La maison est en effet le repère phare du jeune enfant.
Dès son plus jeune âge, l’enfant a besoin de repères. Or, les premiers repères de l’enfant sont ceux qui l’entourent et s’imposent à lui. La maison, avec ses murs et ses meubles, constitue autant de limites qui permettent à l’enfant d’apprendre à s’orienter et à gérer son corps dans l’espace.
Plus tard, la maison devient le lieu où se répètent, chaque jour, des situations qui permettent à l’enfant d’acquérir et d’assimiler ses premiers apprentissages, indispensables à la socialisation de l’enfant.
Chaque pièce de la maison correspond, en effet, à une expérience spécifique et récurrente (qui se répète). Ainsi, la salle de bains est l’endroit où l’on prend son bain, où l’on se brosse les dents tous les matins et tous les soirs, la cuisine celui où l’on prépare et où l’on prend ses repas en famille, le salon l’endroit où l’on regarde la télévision et enfin la chambre l’endroit où l’on joue et où l’on dort.
Chaque lieu est dédié à une tâche ou une activité spécifique et constante, et reconnue par l’enfant. Cela contribue à le rassurer et à lui donner la confiance nécessaire pour s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Une fois les limites de la maison parfaitement intégrées, l’enfant sera alors en mesure d’étendre son cadre d’actions à son jardin, à son immeuble, à son quartier puis de définir ses propres limites vis-à-vis de l’extérieur.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si après le dessin du « bonhomme », celui de la maison est le thème favori des enfants. Même lorsqu’ils habitent un appartement, c’est presque toujours sous la forme d’une maison qu’ils représentent le lieu d’habitation.
Dessiner une maison, ce n’est pas seulement dessiner un volume, mais aussi représenter sa vie de famille. L’enfant y projette ses angoisses, ses fantasmes. Ainsi, sur les dessins, on note souvent que la porte de la maison est rarement ouverte car une porte fermée est perçue comme un endroit sécurisant ; une porte ouverte matérialisera souvent une maison inhabitée, inconnue ou source d’angoisse…
Un enfant ayant des problèmes relationnels aura tendance à dessiner une toute petite porte. S’il est angoissé ou s’il se sent insécurisé, il pourra même ajouter des barreaux aux fenêtres.

Après la maison, qu’en est-il de la cabane ?
Tous les enfants ont un jour envie de construire la fameuse cabane. C’est alors un repaire secret, interdit aux étrangers, mais aussi aux adultes, une sorte de tanière. Dans la maison, c’est un jardin secret. Dehors, c’est un prolongement de la maison.
Cela permet à l’enfant de s’approprier un espace, souvent suffisamment petit ou biscornu pour que les adultes ne puissent y entrer aisément mais quand même assez grand pour que tous les rêves y soient permis. Un espace propre dans lequel c’est l’enfant qui décide et qui dicte les règles du jeu. Dans ce royaume taillé à sa mesure, l’enfant s’invente des histoires fantastiques. Il peut ainsi passer de princesse à maîtresse d’école, de papa à cow-boy ou docteur !
Que ce soit une banale cabane en bois bricolée avec quelques branches, un abri de fortune sous une couverture ou une vraie petite maison construite avec l’aide d’un parent, l’enfant s’y sent chez lui. C’est son domaine où il peut inviter ses copains pour se dire des secrets, échanger des confidences, refaire le monde à leur image et se lancer dans de grandes parties de jeu très imaginatives. A l’abri du regard des parents, ils peuvent s’inventer tout un monde peuplé de secrets et d’objets fétiches.

 

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Actualités

L'exposition à la télévision retarderait le développement de l'enfant de moins de 3 ans

 

Serge Tisseron nous explique son avis sur les impacts de la télévision chez les jeunes enfants.


Aujourd'hui, les conséquences physiologiques d'une consommation de télévision chez l'enfant de moins de 3 ans ne sont pas mesurées. En revanche, plusieurs études américaines montrent que la télévision chez l'enfant de moins de 3 ans ne favorise pas le développement et même peut le ralentir.

Il faut bien distinguer ce qui se passe avant 3 ans et ce qui se passe après 3 ans.

Avant 3 ans, les seules interactions dont l'enfant profite sont les interactions en vis-à-vis avec un autre humain ou avec les jouets qu'il manipule. La télévision n'apporte rien à l'enfant parce qu'elle n'est jamais interactive.

En revanche, après 3 ans, le problème est plus de cadrer la durée d'écran à une heure ou une heure et demie par jour ; d'inviter l'enfant à choisir les programmes qu'il a vraiment envie de voir ; et l'inviter à parler de ce qu'il voit pour créer des interactions autour de ce qu'il a regardé.

Entre 3 et 5 ans, un enfant ne bénéficie pas d'une consommation d'écran au-delà d'une heure ou une heure et demie. Son attention ne peut pas être maintenue si longtemps.

A partir de 6 ans, deux heures par jour sont bien suffisantes. Mais n'oublions pas qu'il s'agit de temps d'écran qui doit prendre en compte le temps de télévision et le temps de console de jeux. Si un enfant a deux heures d'écran par jour, il peut regarder deux heures la télévision ou bien jouer deux heures aux jeux vidéo, mais il faut évidemment éviter qu'il ait quatre heures en tout. Il faut donc passer un contrat avec l'enfant qui précise son temps d'écran et lui laisser l'aménager comme il veut dans la journée et en fonction des supports. C'est une manière de l'inviter à choisir et à exercer sa liberté.

Il existe deux types d'études sur les conséquences de la télévision chez le jeune enfant. Les premières montrent que l'enfant qui regarde la télévision développe plus lentement l'acquisition du langage ; et les secondes montrent qu'un bébé qui joue dans une pièce où un téléviseur est allumé a des périodes de jeu moins longues. Or, la durée des jeux spontanés d'un bébé est le meilleur indicateur de son développement futur. C'est pourquoi les chercheurs déconseillent même actuellement de faire jouer un bébé dans une pièce où un téléviseur est allumé.
Un bébé de moins de 3 ans peut jouer tout seul en présence d'un adulte qui fait autre chose à condition que cet adulte prenne tous les jours un petit moment pour accompagner le jeu du bébé et le renforcer.

En ce qui concerne le syndrome d'hyperactivité, c’ est quelque chose de très précis et aucun lien avec la consommation de télévision n'a été démontré à ce jour. En revanche, il est certain que la consommation de télévision excite l'enfant sans jamais le calmer et peut donc provoquer des troubles de la concentration et de l'attention dans les moments qui suivent. C'est pour cela qu'il vaudrait mieux qu'un enfant ne regarde pas la télévision le matin avant d'aller à l'école et le soir, juste avant de se coucher.

Serge Tisseron précise que le slogan "pas d'écran avant 3 ans" ne concerne pas seulement la télévision mais toutes les formes d'écran. Bien sûr, un enfant peut bénéficier d'un accompagnement exceptionnel dans sa découverte de DVD ou de jeux sur ordinateur, mais c'est l'exception. La règle est qu'il vaut mieux éviter les écrans d'ordinateurs avant 3 ans autant que l'écran de télévision. L'avantage de l'ordinateur est d'être interactif, mais son inconvénient est qu'il oblige l'enfant à suivre des modifications sur un écran vertical alors que sa main se déplace sur un plan horizontal. Très souvent, le bébé regarde sa main ou bien il regarde l'écran, mais la plupart des jeunes enfants n'arrivent pas à faire le lien entre les deux. Et c'est normal pour la plupart d'entre eux. Il vaut donc mieux éviter de proposer cette activité aux jeunes enfants : elle n'est pas adaptée à leur développement pour la plupart et les parents des enfants qui n'y arrivent pas risqueraient de s'inquiéter inutilement.

Avant l'âge de 3 ans, il n'existe aucune différence dans les réactions d'un enfant quels que soient les programmes qu'on lui présente. A partir de 3 ans, l'enfant commence à repérer des petites séquences narratives dans les programmes qu'il regarde et il vaut donc mieux qu'il ait quelques DVD à sa disposition plutôt que de regarder la télévision. Il peut ainsi choisir le dessin animé qu'il a envie de regarder et, en le visionnant plusieurs fois, il peut comprendre petit à petit le scénario. Les parents peuvent également, si l'enfant regarde des DVD, parler plus facilement avec lui de ce qu'il regarde, puisqu'ils peuvent les regarder eux aussi.

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