Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Quand faut-il couper le cordon??

Le Dr. David J R Hutchon, obstétricien, se demande, dans un article du British Medical Journal (BMJ) en ligne, « pourquoi les obstétriciens et les sages-femmes se précipitent toujours pour serrer le cordon? » 

Les obstétriciens et les sages-femmes devraient attendre quelques minutes avant de clamper le cordon ombilical des nouveau-nés pour leur laisser ce temps de transition nécessaire placenta- respiration pulmonaire. Aujourd’hui, les recommandations des différentes sociétés savantes et des manuels de physiologie se contredisent. 

En effet, tous les mammifères (donc l'homme) doivent passer par une transition placenta- respiration pulmonaire à la naissance, et, comme pour toutes nos fonctions, les principes darwiniens ont veillé à ce que cela puisse se produire généralement sans intervention extérieure. Transition signifie ventilation des poumons, donc ouverture de la circulation pulmonaire, suivie par la fermeture de la circulation placentaire. Au cours de ces premières minutes, le nouveau-né reste lié au placenta. « Dans la nature », pas de pince en cause, la constriction des artères est causée par un spasme vasculaire.

En 2007, le Dr. Andrew Weeks informait déjà qu'il était préférable pour le nouveau-né de ne pas se précipiter pour serrer et couper le cordon à la naissance. Mais le Dr. JR Hutchon estime que malgré les recommandations, dans ce sens, de l’OMS et de l’International Federation of Gynecology and Obstetrics , il n'y a pas eu de changement significatif dans la pratique et aucun changement dans les lignes directrices de l'Institut national britannique pour la santé et l'excellence clinique (UK National Institute for Health and Clinical Excellence NICE). Il pose donc la question, pourquoi les obstétriciens si réticents à changer leur pratique?

Le Dr. Hutchon soutient donc que le clampage précoce ne présente aucun avantage pour le bébé, si cela n'est pas suffisant, il faut alors prouver qu'il est nocif.

Cependant, dans la plupart des manuels, il est stipulé que la circulation dans le cordon cesse grâce au clampage du cordon. Ce n’est pas exact, explique le Dr. Hutchon, la physiologie devrait être une description du fonctionnement normal et réel du corps. Un tel enseignement de la «physiologie» pourrait expliquer cette croyance bien enracinée et la réticence des cliniciens à retarder le clampage du cordon.

On note que les recommandations des différentes sociétés savantes sont contradictoires. En effet, le Comité scientifique du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists indique qu'il n'ya aucune preuve que le moment de clamper le cordon a des effets sur les saignements du postpartum et pourtant recommande un clampage précoce dans ses orientations. 

De même, le UK National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) conseille encore clampage précoce du cordon dans le cadre de la gestion active de la troisième phase du travail…

Un médecin, Michael Weindling, a publié récemment un article (Archives of Disease in Childhood), dans lequel il tente de comprendre l'échec des pédiatres à adopter, malgré des éléments de preuve, la pratique du clampage différé, et James Neilson, un autre expert, dans un récent éditorial du BMJ, déclare que le clampage tardif doit être pratiqué. Le manuel du UK Resuscitation Council’s Newborn Life Support stipule que «le cordon peut généralement être maintenu environ une minute après la naissance" et avertit qu’un clampage trop précoce peut provoquer une hypovolémie.

Alors qui croire ??

Il semble nécessaire de mener d'autres recherches, afin de savoir s'il existe des situations où le clampage précoce du cordon peut, au contraire, être bénéfique pour le bébé…

(BMJ "Why do obstetricians and midwives still rush to clamp the cord?")

 

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Allaitement et anti-dépresseurs

 

Une étude menée à l'Université de Cincinnati (Etats-Unis) montre que la prise d'antidépresseurs serait susceptible de gêner la montée de lait chez les jeunes mamans.


Près de 450 femmes ont été interrogées dans les suites immédiates de leur accouchement.

Pour celles qui étaient traitées par un médicament appartenant à la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), la montée de lait a connu un retard important. Elle n'est intervenue en moyenne qu'après 85 heures suivant la naissance, contre 69 chez les femmes non-traitées. Or pour les spécialistes, la montée de lait est considérée comme tardive si elle survient plus de 72 heures après l'accouchement.

Même après la première montée de lait, l'allaitement s'est avéré plus difficile pour ces femmes. Les ISRS en effet, freinent la production du lait. La lactation est en effet étroitement liée au métabolisme et à la régulation de la sérotonine dans l'organisme. Or ces antidépresseurs empêchent la recapture de la sérotonine, aussi bien au niveau du cerveau bien sûr, que des glandes mammaires !

De toute façon, l'indication d'allaitement pour une femme sous traitement antidépresseur doit être soumise à avis médical : la plupart de ces médicaments passent en effet dans le lait. Seul le médecin, selon l'état psychologique de sa patiente, pourra évaluer les bénéfices et les risques et décider de l'opportunité de poursuivre le traitement ou de poursuivre ou non l’allaitement.

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