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Qu’est-ce que l’anorexie des nourrissons ?

 

Votre bébé refuse de boire son biberon ou de téter ? Il pourrait s'agir d'un trouble du comportement alimentaire.


Outre les adolescents, l'anorexie peut toucher directement les nourrissons. L'anorexie symptomatique des nouveau-nés est le signe de perturbation fonctionnelle des centres réflexes situés dans le cerveau, et, si l'enfant n'est pas prématuré, cette perturbation est due à des lésions cérébro-méningées à la naissance (hémorragie cérébrale, anoxie, par exemple). Dans ce cas, le refus de l'alimentation est évidemment important et tenace, et, donc, se distingue de l'anorexie dite "primitive", où le nouveau-né, hypotonique, ne tire pas ou refuse sein et tétine. Il est possible que l’anorexie soit simplement due à de gros problèmes de digestions, ou à une intolérance au gluten, … Elle peut être due aussi à une pression alimentaire exercée pas les parents sur l’enfant. Le bébé refuse donc de boire au sein ou à la tétine. La cause de l’anorexie chez le nourrisson est la plupart du temps due a une carence affective de l’enfant, qui aurait de mauvaises relations avec sa mère. C’est pour cette raison qu’il refuse de boire à son sein Dès sa naissance, l'enfant se trouve pris dans une relation à la mère qui s'inscrit entre le besoin et la demande. L'objet alimentaire qui satisfait le besoin est aussi objet d'une demande d'amour à la mère nourricière. L'enfant demande à être nourri et aimé dans le même temps ou la mère qui l'aime lui demande aussi d'absorber la nourriture qu'elle prépare pour lui. Dès lors que le désir de l'enfant s'insère entre le besoin et la demande en se fondant sur un manque. Le nourrisson peut être amené à rejeter la nourriture en confondant ainsi nourriture et amour. L’anorexie du nourrisson s’installe en général entre le quatrième est le sixième mois. On l’appelle anorexie de sevrage ou l’anorexie d’opposition. Les symptômes sont les suivants :

- Le nourrisson ne finit pas ses biberons entièrement.

- Il repousse la tétine du biberon avec sa langue ou bien tourne la tête quand on la lui présente.

- Il recrache ce qu'on lui met dans la bouche.

- Il est pris de nausées ou de vomissements.

Quelques solutions :

- Consulter le médecin si l’enfant a perdu l'appétit depuis plus d'une semaine, afin d'en déterminer la cause.

- Bien surveiller la courbe de poids de l’enfant concerné.

- Veiller à maintenir l’enfant sur les 24 heures une certaine quantité d'eau sucrée, à défaut de pouvoir lui faire prendre son lait.

- Ne pas s'angoisser dès qu'arrive l'heure des repas.

- Donner à l'enfant les aliments qu'il préfère, mais ne pas le forcer à manger.

- Ne pas imposer à l’enfant d'horaires stricts.

- Lui servir de petites quantités d'aliments pour ne pas le décourager, quitte à le resservir ensuite.

Ce trouble de l'alimentation est assez fréquent chez l'enfant de 3 à 24 mois. L'anorexie du nourrisson, d'une intensité et d'une durée limitées, passe le plus souvent inaperçue.

On peut distinguer :

- l’anorexie commune : c'est une forme accentuée du refus alimentaire. Elle fait le plus souvent suite à une réponse mal adaptée de l'entourage face à ce refus soudain. Elle est souvent liée à un événement de la vie de l'enfant : poussée dentaire, sevrage, maladie infectieuse (rhinopharyngite, par exemple), naissance d'un frère ou d'une sœur, reprise du travail de l'un des parents, conflits familiaux. Le nourrisson anorexique, s'il refuse de manger aux repas, grignote néanmoins dans la journée et accepte toujours de boire. Les parents tentent souvent de le forcer à manger par toutes sortes de moyens : jeux, histoires, promesses, intimidation. Le conflit s'envenime d'autant plus qu'il n'est pas rare que le nourrisson s'alimente normalement chez d'autres personnes (nourrice, grands-parents ou à la crèche). Après un examen clinique éliminant l'éventualité d'une maladie organique curable, le médecin aide les parents à dédramatiser la situation et fournit des conseils adaptés au fonctionnement familial et au stade de développement de l'enfant : présenter les aliments et les retirer sans commentaires en cas de refus, laisser le nourrisson manger avec ses doigts, assouplir les horaires de ses repas, jouer davantage avec lui, etc. La plupart des anorexies communes ne durent pas si elles sont traitées rapidement. La prise de poids reste faible mais va en augmentant. Toutefois, le diagnostic doit être remis en question en cas d'amaigrissement persistant.

- l’anorexie sévère : plus rare, elle peut apparaître quelques jours après la naissance. Le nourrisson présente un retard pondéral important et sa courbe de poids est "cassée". Son développement psychomoteur et cognitif (acquisition des connaissances) est ralenti. Trois diagnostics peuvent être évoqués: — une anorexie commune mal traitée peut se muer en une anorexie sévère si la relation parent-enfant devient fortement perturbée; — l'anorexie sévère peut être la conséquence d'une maladie organique. Le refus alimentaire n'entre plus alors dans le cadre de troubles comportementaux mais plutôt dans celui d'une disparition de la sensation de faim, liée à la pathologie ; — l'anorexie sévère peut enfin révéler un trouble psychopathologique grave. Elle est alors associée à d'autres symptômes tels que troubles du sommeil, irrégularité des acquisitions psychomotrices et cognitives, comportements anormaux (apathie et agressivité), communication et socialisation perturbées. L'anorexie sévère du nourrisson nécessite une prise en charge à la fois somatique et psychopathologique.

Pour les pédopsychiatres, il est nécessaire de distinguer l'anorexie précoce de l'anorexie tardive appelée également anorexie nerveuse du second semestre.

L'anorexie précoce est le plus souvent le résultat d'un trouble du réflexe de la succion ou de la déglutition (difficulté à avaler). L'anorexie des premières semaines fait quelquefois suite à une alimentation artificielle chez un enfant prématuré qui a été gavé durant les premiers jours. Quelquefois l'anorexie précoce est d'ordre neuropsychologique et fait suite à un dérèglement de la sensation de la faim (perturbation du fonctionnement de l'hypothalamus) et qui nécessite une prise en charge psychologique.

L'anorexie du nourrisson de six mois fait le plus souvent suite à une perturbation de la relation entre la mère et l'enfant. Les pédiatres ont remarqué que la mère est anxieuse et présente une certaine rigidité en ce qui concerne la présentation des aliments au nourrisson. Dans ce cas il est nécessaire de faire preuve de patience et de dédramatiser la situation. L'enfant garde, au cours de l'évolution, un petit appétit mais un développement normal.

 

Commentaires  

 
0 #16 12-11-2013 15:14
Roxane, si vous êtes sceptique, allez avec votre enfant à la PMI voir un médecin ou parler à l'équipe qui pourront vous rassurer ou vous conseiller de prendre un autre avis médical.
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0 #15 07-11-2013 14:59
Bonjour, ma fille a 7 mois et demi. Depuis 1 semaine, elle fait de la fievre montant jusqu'a 39, puis elle redescend avec le doliprane pour remonter le lendemain etc. Elle bave beaucoup, est tres grincheuse, n'accepte plus la tototte, ni les biberons, je suis obligée de la nourrir à la pipette. Bref je pensais que c'était une poussée dentaire. La voyant maigrir à vue d'oeil, j'ai été l'emmener chez la pédiatre il y a 2 jours, qui a diagnostiquer une rhinopharyngite et aucunement une poussée dentaire. Elle est sous antibiotique. Mais je suis sceptique car je ne comprend pas pourquoi elle refuse de prendre la tototte et le biberon a cause d'une rhino. En sachant qu'elle n'a pas du tout le nez encombré, ni de toux, simplement la gorge rouge. Elle accepte de boire à la pipette.Je suis désespérée, j'aimerai comprendre pourquoi elle refuse categoriquement tetine et biberon? Elle se détache aussi de son doudou. Elle a perdu pres d'1 kg en 1 semaine. Que dois je faire? Cela va t il s'arranger?
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0 #14 06-11-2013 17:30
Roxanne, allez rapidement consulter un pédiatre voire un pédopsychiatre afin qu'une phobie alimentaire ne s'installe pas. bon courage
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-1 #13 04-11-2013 18:44
Bonjour,
Ma fille a eu une gastro a 6 jours de vie ce qui lui a value une hospitalisation longue et ardue avec plusieurs medicaments. De retour a la maison elle a commencer a refiser le biberon. Elle fait du reflux donc au debut nous pensuon que c'etaia cela mais avec la medication tout va bien maintenant. Elle a 4 mois et demi et les boire sont toujours tres dificilles. Aussirot que je lui met sa bavette elle se fache et le meilleur truc que j'ai trouver quand elle est trop facher c'est del'endormir pour la faire boire. Parfois elle prend super bien son biberon mais tres rarement. J'ai l'impression qu'elle a developper une aversion contre le biberons. Nous avions conmencer a la faire manger des cerealesmais j'ai arreter car cetais, la aussi la crise a chaque fois. Je ne sais plus quoi faire, les medecins n'ont pas de solutions a me proposer et je suis plus que tanner de me battre avec elle pour les boires. Elle boit en moyenne 150ml au 3h le jours mais parfois moins. Aidez moi
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0 #12 02-04-2013 18:08
derche, demandez au pédiatre si vous pouvez compléter les tétées par autre chose. Pas d'inquiétude à outrance à avoir, mais soyez vigilante. Les courbes de poids parfaites n'existent pas ! Le pédiatre pourra vous dire ce que vous pouvez introduire comme alimentation (en plus des tétées) à cet âge là. bon courage
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-1 #11 01-04-2013 15:19
bonjour, ma fille a bientôt 4 mois et depuis 15 jours, elle reste sur le même poids pourtant elle a été hospitalisé pour une infection urinaire et cela fait 1 semaine qu'on est rentré. elle mange 4 têtes par jour et elle ne prend pas de poids. Je l'allaite et ce probleme est récurent car depuis sa naissance, c'est avec difficulté sa prise de poids que doit-je faire?
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-2 #10 25-02-2013 13:13
Audrey, si vraiment cela continue et que cela vous inquiète, en effet, consultez votre pédiatre. Essayez de voir ce qu'elle préfère manger et privilégiez cela. Votre fille vomit-elle à cause de ce qu'elle mange, de l'excitation du repas, de votre angoisse qu'elle peut ressentir? Essayez d'être attentive et de noter ce qui pourrait déclencher ou non les vomissements. Vomit-elle aussi quand c'est une autre personne qui lui donne à manger?
bon courage
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0 #9 23-02-2013 23:07
Bonsoir,
Ma fille de 8 mois bientôt vomi a tous ses repas de midi. Cette article ma beaucoup appris. Je pense donner des horaires a ma fille et du coup elle digère pas assez. Je vais relativisée éviter d' angoissée et me dire que tout passera. Si les problèmes persiste je doit consulter un pédiatre. Pour vous es ce que c'est grave qu'elle vomisse ses repas de midi seulement ? Pourtant elle pete la forme après.
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0 #8 18-12-2012 08:48
Caroline, la première chose à faire est de consulter votre pédiatre pour écarter toute cause somatique
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0 #7 17-12-2012 19:34
Bonsoir
Ma fille de 18 mois refuse les repas à la cuillère depuis 1 semaine. Elle boit 1 biberon le soir et 1 au gouter sans problème. Par contre, le déjeuner et le diner sont problematiques: elle n'accepte que les yaourts au chocolat et refuse tout le reste en poussant des hurlements (ce qui ne lui ressemble pas du tout). Ce soir, elle avait 1 peu de fièvre (37,7) mais semble aller très bien en dehors de ça. Nous l'avons emmener chez ses grands-parents pour tenter autre chose mais c'est pareil avec eux. Combien de temps cela peut-il durer? nous sommes très inquiets. Merci
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Le doudou du jeune enfant, mode d’emploi

 

La plupart des enfants ont, dans leur plus jeune âge, un doudou, une tétine ou même le pouce. Mais à quoi cela sert-il ?


En général, avant l’âge d’un an, l’enfant a tendance à adopter de lui-même une peluche, un morceau de tissu… Cependant, si votre enfant ne correspond pas à ce descriptif, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas pour cela qu’il n’est normal.

Le jeune enfant répond à un besoin en s’attachant à son doudou. Tout petit, l’enfant est marqué par sa dépendance à ses parents. En grandissant, il va gagner en autonomie petit à petit. Pour cela, il a besoin d’un intermédiaire, le fameux objet transitionnel, pour passer de la dépendance à l’autonomie, phases essentielles du développement de l’enfant.

De plus, le doudou (souvent il est « doux »), est un ami, le confident des joies et des peines, le consolateur indéfectible, toujours présent, jamais fâché.

L’enfant investit affectivement ce doudou et l’anime de sentiments, de vie. Il arrive que l’enfant projette sur cet objet les affects et émotions qu’il a du mal à accepter en lui. Doudou se fait donc parfois gronder !

Le doudou est un repère stable qui rassure.

Si vous craignez une trop forte dépendance de votre enfant à son doudou, ne l’emportez pas partout avec vous, gardez-le pour le sommeil (nuits, siestes), les chagrins, les grands moments (entrée en crèche, hospitalisation……) ; et surtout pour éviter que votre enfant ne s’y attache trop, lavez le régulièrement.

La séparation est salutaire pour l’enfant. Cependant, évitez de supprimer le doudou. Celui-ci aide l’enfant à devenir indépendant même si vous avez l’impression qu’il tire votre enfant vers la régression.

Seul votre enfant pourra décider de se séparer de son doudou de façon définitive. Par contre, la tétine ou le pouce peuvent être supprimés sous votre insistance à partir de 3 ans. Le doudou, quant à lui, aide à la séparation et peut être gardé même jusque l’âge adulte, sans que cela ne révèle de problème particulier.

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