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Automutilations : de plus en plus d'adolescents concernés !

 

 

L'automutilation, c'est le fait de se faire mal, de façon répétée, sans intention consciente de se suicider. Pratique en augmentation chez les adolescents.


L'automutilation, c'est le fait de se faire mal, de façon répétée, sans intention consciente de se suicider. L’automutilation a deux caractéristiques. Tout d’abord son caractère direct : l’acte est réalisé sur un temps bref avec pour but de se faire mal immédiatement et intentionnellement. Ensuite, c’est son côté répétitif. Cependant, il ne faut pas oublier qu’une personne peut arrêter pendant plusieurs mois de s’automutiler et recommencer ensuite. Cette pratique est en augmentation chez les adolescents.

Les automutilations peuvent être classées en deux catégories :

-Les mutilations compulsives : arrachage des cheveux (trichotillomanie) ou le fait de se ronger les ongles (onycophagie)...

-Les mutilations impulsives : coupures, scarifications (incision peu profonde de l'épiderme), brûlures de cigarette...

D’autres formes existent mais sont beaucoup plus marginales comme le fait de se frapper soi-même, se gratter jusqu’au sang, se casser un os, empêcher une blessure de guérir…

Il est difficile d’évoquer l’adolescence sans parler du corps, tant sont intriqués les modifications corporelles et le processus de séparation/individuation.

Le remaniement de l’investissement du corps à cette période, est marqué par la destructivité et l’agression, comme le montre la fréquence des atteintes faites à la peau (automutilations, tatouages, piercing…). Les rituels d’initiation de l’adolescence, d’un point de vue culturel, présentent ce double aspect des risques à courir et de payer de son corps. L'adolescence est toujours un âge fragile, mais aujourd'hui, les jeunes portent un regard différent sur le corps et certains semblent parfois vouloir l'éprouver ou ressentent le besoin de le déchirer, le découper.
Ces pratiques sont le symptôme d'une souffrance intérieure que le jeune ne peut extérioriser autrement que par le biais de son corps. La répétition de ces actes fait penser à une dépendance. Il faut avoir à l’esprit que ces blessures que l’adolescent s’inflige sont superficielles, bien que très impressionnantes et qu’il ne s’agit pas pour lui de tentative de suicide. Tandis que la tentative de suicide traduit clairement l'envie d'en finir avec la vie, l'auto-mutilation est une tentative non pas pour supprimer le problème, mais pour l'éviter. L’intolérable est éliminé, pour un instant.

La souffrance physique rend tangible et palpable la souffrance psychique, mais également plus gérable. Et puis surtout, l’adolescent éprouve alors un sentiment d’apaisement, temporaire avant la tristesse, la honte, la culpabilité voire la colère. Cela ressemble à un appel à l’aide ou tout du moins à un moyen de montrer sa souffrance aux autres. Ce peut être le symptôme d’une pathologie, notamment la dépression.

Le recours à ces mutilations est parfois nécessaire à la survie psychique, ces pratiques étant alors des îlots de résistance masochiste contre l’effondrement dépressif. Dans son désarrois, le jeune se dirige vers un moyen de soulager ses souffrances. Ce trouble touche plus souvent les jeunes filles. Les garçons semblent moins concernés et préfèrent diriger leur souffrance vers l'extérieur plutôt que sur leur corps.

N’arrivant pas à faire face à une frustration ou à une insatisfaction qui n’arrive pas à sortir, la solution est à ce moment là l’isolement et puis à terme c’est cette nécessité de se taillader ou se brûler. Cette douleur physique que l’adolescente s’inflige, elle la maîtrise et cela lui fait oublier un moment la souffrance psychique, l’angoisse. Cette douleur tournée contre soi est rassurante car elle montre que l’adolescente a le pouvoir et qu’elle n’a pas besoin des autres…. Triste illusion de pouvoir choisir elle-même. La douleur n'est pas recherchée pour elle-même, pas de masochisme ici. Cependant, même si l’adolescente n’est pas suicidaire à ce moment là, cela peut précéder une tentative de suicide. La douleur est recherchée pour enfin trouver ses limites. Au fond la douleur est plus intérieure qu'extérieure, ensuite vient la déception, parfois perçue comme plus douloureuse que la souffrance physique infligée et retournée contre soi.
Le sang qui coule et les cicatrices jouent aussi un rôle. Celui de preuve de vie et d’acte conjuratoire pour le premier. Quant aux secondes, soit elles sont montrées, soit cachées, selon les circonstances. Ce marquage corporel sert à se démarquer des parents mais aussi à leur montrer toute leur souffrance sans en parler. Ces marques ressemblent à une écriture sur la peau, et une écriture est là pour être lue. D’ailleurs l’arrêt des scarifications correspond souvent au passage à l’écriture mais sur papier cette fois.

Ici, l’ expression est agie sur le corps. Les automutilations sont des attaques de l’ enveloppe corporelle permettant ainsi d’éviter la confrontation à la détresse et permettant l’accession à l’apaisement.

L’automutilation est pour l’adolescent qui ressent quelque chose de très fort ou qui se sent dépassé par ce qu’il ressent, un moyen rapide de diminuer l’anxiété, la tension ressentie, la douleur psychique. Sur le plan psychologique cette pratique permet de ramener le niveau d’anxiété et de tension à un niveau presque normal. Les scarifications de l'adolescent posent des questions concernant ses limites physiques et psychiques, limites entre son espace interne et son espace externe. Grâce aux scarifications, les adolescents parviennent à symboliser des frontières dans l'espace, dans le temps et dans leur relation aux autres. C’est aussi un moyen de se sentir exister.

Face à ces difficultés à vivre l’adolescence, l’ auto mutilation n’est pas la solution, juste un "moyen" de s'enfoncer encore un peu plus dans le mal-être. C’est un comportement dont on peut devenir prisonnier …..un peu comme une dépendance. Pour l’entourage, il s’agit d’être vigilant, présent et surtout d’afficher une tolérance zéro face à ces pratiques. Il faut dire « stop » à la personne qui s’inflige ces blessures et ne pas penser que cela va passer tout seul. Soyons clair, on ne choisit jamais de se faire du mal, comme cela, sans raison profonde. Il faut de suite que les parents posent des limites en expliquant que c’est un engrenage sans fin et surtout sans efficacité quant au mal-être. Ce comportement sera de plus en plus difficile à modifier. Les parents ne sont peut-être pas les mieux placés pour casser ce cercle vicieux, ce qui est important c’est que l’adolescente trouve une personne en qui elle a confiance pour pouvoir se confier sans être gênée, sans avoir honte. Ce support émotionnel est primordial. Cette personne de confiance pourra alors inciter l’adolescente à prendre contact avec un professionnel : médecin, psychiatre, psychologue…qui ne seront que des outils pour se redonner de la liberté et sortir de cette aliénation. Pour que l’adolescente arrive à sortir de cette spirale infernale, il faut miser sur son élan de vie. L’entourage ne doit ni s'apitoyer, ni plaindre cette jeune, mais au contraire, la secouer et lui faire prendre conscience de l’énergie vitale qu’elle a et qui lui sera nécessaire pour se battre. Si une psychothérapie est entreprise, il faudra travailler sur la confiance en soi, sur les réponses à apporter à la colère et à la douleur interne et changer l’image de soi.

 

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Comment détecter la précocité intellectuelle chez un enfant ?

 

Un enfant est considéré comme intellectuellement précoce, si son quotient intellectuel est supérieur à 130.


Pour considérer qu’en enfant est précoce, il faut que celui-ci ait été dépisté.
Souvent, la précocité n’est pas pensée en 1ère intention et son dépistage pas d’office mis en place.

Cependant, il faudrait penser à une éventuelle précocité quand l’enfant s’ennuie à l’école, quand il se montre turbulent en classe, agressif avec ses camarades ou insolent avec la maîtresse d’école. L’enfant précoce non détecté est en souffrance car en décalage. Les parents et les enseignants ne comprennent pas toujours ce malaise.

Face à des troubles du comportement, ou même un échec scolaire, il faudrait penser à parler au pédiatre qui suit l’enfant et qui pourra confirmer ou non la précocité ou orienter vers un psychologue pour faire passer le test de Quotient Intellectuel.

Le test du QI peut se passer en milieu hospitalier ou en libéral (toujours pratiqué par un psychologue spécialiste de l’enfance).

La moyenne du QI est fixée à 100 et un enfant sera dit précoce si son QI dépasse la moyenne de 2 écarts type (l’écart type est à 15) donc si le QI dépasse 130.

Pour plus de renseignements :
AFEP : Association Française pour les Enfants Précoces
http://www.afep.asso.fr
01.34.80.03.48

ANPEIP : Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces
http://www.anpeip.org
04.93.92.10.53

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