Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Quels sont les effets néfastes du binge drinking sur l'organisme et sur le comportement ?

 

 

On peut considérer le binge drinking comme un indicateur des consommations d’alcool à problème, de la santé psychique des jeunes ou encore des futures dépendances. Mais surtout, ce mode de consommation et les troubles du comportement qui lui sont associés sont la principale cause de dangerosité sociale de l’alcool.


Pour l’Académie nationale de Médecine en France, la biture express entraînerait des conséquences redoutables, notamment un coma éthylique parfois mortel dès l’âge de 12 ans. Une étude très récente a montré qu’une forte consommation d’alcool à un âge précoce entraîne une altération de la matière grise dans plusieurs zones cérébrales.

La consommation excessive d’alcool entraîne à terme, des complications médicales graves pouvant survenir lors de ces intoxications aiguës : coma éthylique, traumatismes divers, troubles respiratoires, problèmes cardiaques, pathologies du foie, décès dans certains cas exceptionnels...
Cette consommation excessive ponctuelle et festive n’expose pas aux mêmes dangers que la consommation régulière d’alcool. La perte de contrôle, les risques d’accidents, les comportements violents et impulsifs peuvent se révéler dangereux pour les autres mais également pour soi. Au-delà des accidents de la route ou de sport, le jeune éméché devient la victime idéale de rixes, de manipulations et de violences physiques, morales ou sexuelles. Justement, on peut aussi évoquer une baisse de vigilance vis-à-vis des risques sexuels qui peuvent entraîner des conséquences irréversibles comme les viols et les maladies sexuellement transmissibles (MST, SIDA, Syphilis …).
Sur le long terme, ces excès peuvent également sensibiliser le cerveau aux effets de l’alcool. Gare alors à une future dépendance alcoolique....

 

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Actualités

Un enfant peut-il grandir sans père ?

 

Le couple parental traditionnel avec ses rôles partagés entre une mère au foyer et un père à l’activité professionnelle extérieure, a beaucoup évolué depuis plusieurs dizaines d’années. Actuellement, la majorité des mères ont une activité professionnelle. On note également de plus en plus de familles monoparentales.


Les nouveaux types de famille ont-ils des conséquences sur le développement de l’enfant?

Grandir sans père au quotidien, est-ce un risque pour les enfants des familles monoparentales ?

Comment l’identité masculine se forge-t-elle dans ces familles qui sont surtout structurées autour de la mère avec des relations distendues avec les pères ?

En fait, un père, à quoi ça sert ?

Selon les psychanalystes, avoir un père, c’est, dans le premier âge, avoir d’abord quelqu’un qui va faire fonction de tiers dans la relation entre la mère et l’enfant. La présence du père oblige l’enfant à admettre que sa mère n’est pas « toute » à lui. Il favorise ainsi l’acquisition de l’autonomie et de l’indépendance et permet à l’enfant de s’ouvrir au monde qui l’entoure. De plus, la présence active des pères auprès des tout-petits exerce une action dynamisante sur leur développement.

En grandissant, l’enfant attribue au père les prohibitions, les interdits, les obligations et les ordres. Dans les cultures traditionnelles, la fonction paternelle était principalement centrée sur la limitation des désirs de l’enfant et, en lui transmettant des règles et des valeurs, à acquérir force de caractère, pouvoir de contrôle, sens moral et désir d’affirmation positive de soi. Il reste aujourd’hui une image encore très présente de cette fonction paternelle traditionnelle.

Comment cela se passe quand « papa » est absent…

Certes, l’absence du père peut entraîner un sentiment d’insécurité. Pour autant, cette absence n’entrave pas le cadre du développement psychique de l’enfant. Celui-ci évolue au sein d’une constellation de références dont les principaux acteurs sont son père et sa mère. Si l’un des deux vient à disparaître ou à s’éloigner, l’enfant peut continuer néanmoins à se développer en « adoptant» dans son entourage de nouvelles « références adultes » ou « tuteurs d’attachement » qui sauront remplir le vide affectif laissé. Dans le cas de l’absence du père, il peut tout aussi bien s’agir d’un autre parent masculin, d’un professeur ou d’un éducateur… toute personne auprès de qui l’enfant saura retrouver ce sentiment de sécurité.

Ainsi les enfants font un travail psychique d’intériorisation des images parentales qu’ils vont puiser, en premier lieu, chez leurs parents mais aussi chez les adultes qui s’occupent d’eux au quotidien et qui leur proposent des images d’identification solides, fiables et sources de sécurité.

On peut penser que l’enfant a besoin d’une fonction parentale adéquate plutôt que d’un père ou d’une mère à tout prix. On entend souvent dire que « rien ne remplace une mère ou un père », on devrait plutôt dire que rien ne remplace une fonction maternelle/paternelle adéquate.

Reste néanmoins, le réel besoin pour tout enfant de connaître ses deux géniteurs afin de situer ses racines et origines, même s’il ne peut, au quotidien, vivre avec.

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