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Allaitement et anti-dépresseurs

 

Une étude menée à l'Université de Cincinnati (Etats-Unis) montre que la prise d'antidépresseurs serait susceptible de gêner la montée de lait chez les jeunes mamans.


Près de 450 femmes ont été interrogées dans les suites immédiates de leur accouchement.

Pour celles qui étaient traitées par un médicament appartenant à la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), la montée de lait a connu un retard important. Elle n'est intervenue en moyenne qu'après 85 heures suivant la naissance, contre 69 chez les femmes non-traitées. Or pour les spécialistes, la montée de lait est considérée comme tardive si elle survient plus de 72 heures après l'accouchement.

Même après la première montée de lait, l'allaitement s'est avéré plus difficile pour ces femmes. Les ISRS en effet, freinent la production du lait. La lactation est en effet étroitement liée au métabolisme et à la régulation de la sérotonine dans l'organisme. Or ces antidépresseurs empêchent la recapture de la sérotonine, aussi bien au niveau du cerveau bien sûr, que des glandes mammaires !

De toute façon, l'indication d'allaitement pour une femme sous traitement antidépresseur doit être soumise à avis médical : la plupart de ces médicaments passent en effet dans le lait. Seul le médecin, selon l'état psychologique de sa patiente, pourra évaluer les bénéfices et les risques et décider de l'opportunité de poursuivre le traitement ou de poursuivre ou non l’allaitement.

 

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LE JEU DE LA BOBINE (FREUD)

 

Le jeu de la bobine (ou "Fort/Da") a été décrit par Freud dans "Au-delà du principe de plaisir" (1920).


Le jeu a une fonction symbolique. Il ne montre pas la réalité objective que vit l'enfant mais la réalité psychique. Le jeu est un moyen d'accès au vécu psychique de l'enfant.

Lorsqu’on veut parler des jeux d’enfants, comment ne pas évoquer le « fort-da » ou jeu de la bobine observé par Freud chez un petit enfant de son entourage.
L’enfant passait son temps à jeter au loin ses jouets, sous le lit, etc. En même temps, il prononçait le son prolongé « o-o-o-o-o » qui est l’ébauche du mot « fort « (« loin » en allemand).
Un jour, Freud observa également chez le même enfant un jeu plus complet. Il le vit jouer avec une bobine en bois entourée d’une ficelle. L’enfant jetait la bobine par-dessus son lit derrière les rideaux où elle disparaissait, tout en s’écriant et prononçant le même son « o-o-o-o » puis l’enfant tirait sur la ficelle pour faire réapparaître la bobine et la ramenait à lui en s’exclamant « Da ! » (« là »).

Freud relie alors ces jeux à la situation de l’enfant à cette période : une période où sa mère s’absentait pendant de longues heures. Le jeu symboliserait ainsi la disparition et la réapparition de la mère .

Freud a interprété ce jeu de « disparition-retour » comme une manière pour l’enfant de mettre en scène les disparitions et retours de sa mère et par là même de devenir actif par rapport à cet événement au lieu de simplement le subir.

Freud a donné un sens profond à ce jeu du « fort-da » : il lui paraissait évident que la disparition et la réapparition de la bobine représentait le départ et le retour de la mère. Comme les enfants vivent douloureusement cette séparation, ils la reproduisent symboliquement de façon répétitive. La joie de ces retours joués leur permet de supporter l’attente du retour réel. Ils aiment tous les jeux qui se répètent. Le jeu de cache-cache des yeux « coucou, beuh » recommencé indéfiniment est un autre exemple des situations par lesquelles les enfants vont aménager la séparation et vont se montrer capables d’agir intérieurement sur un monde extérieur qu’ils ont du mal à appréhender.

Le jeu serait donc similaire à un espace psychique dans lequel l’enfant peut faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres. Dans cet espace qui apprivoise le manque, il ne se pose pas la question du vrai ou du faux, et pénètre dans un univers singulier situé entre le réel et l’imaginaire où il peut déplacer, représenter, jouer ses émotions : c’est l’univers symbolique.

Pour Freud, la psyché de l’enfant va se construire sur ce prototype de la maîtrise de la présence-absence (de la mère, du corps).

Le jeu mène vers une unification et une intégration générale de la personnalité.

L’intériorisation psychique de la séparation signifie en même temps d’autres jeux : la capacité de se mettre à la place de l’autre, l’imitation, l’identification. A travers les jeux symboliques, la construction des relations sociales mais aussi le concept de temps vont pouvoir s’élaborer. Une grande partie de la vie de l’enfant est remplie par le jeu. Le jeu, c’est la preuve continue de la créativité, qui signifie la vie.

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