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Création de la Fondation pour la recherche en alcoologie

 

Paris, le 7 décembre 2015 - Sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation pour la recherche en alcoologie vient d’être créée pour mettre en oeuvre un programme scientifique ambitieux visant à répondre aux principales questions qui restent posées sur l’alcool et ses effets. Ce programme sera conduit par un comité scientifique pluridisciplinaire présidé par Marie Choquet, directrice de recherche honoraire à l’Inserm.

« La création de la Fondation vise à soutenir un important programme de recherche sur l’alcool » explique Christian Lafage, président de la Fondation. « Les moyens qui y sont consacrés sont aujourd’hui sans rapport avec l’enjeu de santé publique que constitue l’usage nocif de l’alcool en France ».

Le programme scientifique de la Fondation pour la recherche en alcoologie a pour but d’étudier les parcours de consommation d’alcool, de l’expérimentation à la dépendance (“entrée”) et de la dépendance à l’abstinence ou à la consommation maîtrisée (“sortie”), ainsi que les facteurs de risque ou de protection. La première étape de ce programme de recherche a été consacrée à un bilan des données nationales et internationales déjà disponibles sur ces questions (revue de la littérature). Il a permis d’identifier les thèmes de recherche et les équipes susceptibles de contribuer à la réalisation du programme.

Le programme de recherche de la Fondation a été conçu et sera coordonné et animé par un comité scientifique pluridisciplinaire regroupant une dizaine de chercheurs de réputation internationale. Il sera mis en oeuvre par des équipes de recherche de haut niveau (unités CNRS, INSERM, équipes universitaires, etc.) et se déroulera sur une durée d’au moins 5 ans, période au cours de laquelle seront publiés et diffusés des résultats intermédiaires. Le comité scientifique, qui devrait accueillir de nouveaux membres dans les prochaines semaines, est présidé par Marie Choquet, docteur en psychologie, épidémiologiste et directeur de recherche honoraire à l'Inserm.

Plusieurs formules d’association seront proposées aux entreprises ou institutions qui souhaiteraient soutenir la Fondation.  

www.fondationrecherchealcoologie.org

Suivre la Fondation sur Twitter https://twitter.com/FondationAlcool

A propos de la Fondation pour la recherche en alcoologie :

Récemment créée, la Fondation pour la recherche en alcoologie a pour vocation de développer et partager la connaissance sur l’alcool. Fondation sous l’égide de la Fondation de France, reconnue d’utilité publique, ses missions sont de soutenir la recherche et de faire connaître les savoirs sur ce thème avec l’ambition de contribuer à l’amélioration de la santé publique. La Fondation initie et participe à toutes les recherches jugées pertinentes en sciences biomédicales et/ou en sciences humaines et sociales en rapport direct ou indirect avec l’alcool. Elle s’attachera également à la communication et à la discussion de leurs résultats.

 

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Actualités

12 février : Journée mondiale "ENFANTS SOLDATS"

 

Entre 8.000 et 10.000 enfants sont tués ou mutilés par des mines terrestres chaque année. A l'occasion de la Journée mondiale « Enfants soldats », l'Unicef et Amnesty international rappellent que pour 300.000 enfants dans le monde, la guerre n’est pas un jeu. Exploités dans le cadre des conflits armés, utilisés pour faire la guerre, pour espionner ou pour servir d'esclaves sexuels, les organisations œuvrent pour favoriser leur libération et leur réinsertion. Car les enfants soldats ne sont pas des générations perdues et l’ « on peut faire comprendre à l’enfant qu’il lui est possible de récupérer ».


Depuis le milieu des années 1990, l’Unicef mène des programmes de prévention du recrutement, de prise en charge et de réinsertion des enfants associés aux entités armées.
Selon Amnesty, dans le monde, 300.000 enfants soldats sont à tout moment engagés dans les conflits et représenteraient 50% des victimes civiles de ces conflits. Ainsi, plus de 2 millions d'enfants soldats seraient morts au combat ces dix dernières années.
20 millions d'enfants ont été contraints de fuir de chez eux en raison des conflits et de violations des droits fondamentaux, et vivent comme réfugiés dans les pays voisins ou sont déplacés dans leur propre pays.
6 millions auraient été frappés d'une invalidité permanente ou grièvement blessés au cours de ces 10 dernières années.

Une exploitation insupportable : ces enfants sont utilisés comme combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir des services sexuels. Recrutés de force ou enlevés, ils sont séparés de leur famille, parfois sous le regard de leurs parents, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination. Les filles sont menacées de viol, de violence, d'exploitation sexuelle, de traite, et d'humiliation et de mutilations sexuelles. Les rapports d'enquête établis à la suite du génocide commis en 1994 au Rwanda ont conclu que presque toutes les femmes de plus de 12 ans ayant survécu au génocide avaient été violées.

Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés est entré en vigueur en 2002. Il interdit la participation d'enfants de moins de 18 ans au combat et exige des Etats qu'ils portent à 18 ans l'âge du recrutement obligatoire et de la participation directe aux conflits.

Régulièrement confrontés à des événements émotionnellement et psychologiquement douloureux, tels que la mort violente d'un parent ou d'un proche et la séparation d'avec leur famille, le fait d'avoir vu des êtres chers tués ou torturés, les mauvais traitements, ces enfants peuvent tout de même « s’en sortir ».

Le programme de l’Unicef a pour objectifs :
-de sortir les enfants des groupes et des forces armés,
-d’assurer leur accès aux services socio-sanitaires essentiels,
-de reconnecter ces enfants avec un environnement protecteur et leur famille,
-de leur proposer des alternatives durables grâce à la scolarisation, à l’apprentissage d’un métier, au soutien psychosocial et au soutien des communautés qui les accueillent.

Ainsi, depuis 2001, près de 100.000 enfants associés aux forces et groupes armés ont pu être sauvés et réinsérés.

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik interrogé par l’Unicef sur les traumatismes propres à la guerre chez l’enfant, et sur les mécanismes pour s’en sortir, précise d’emblée : « Il faut distinguer le trauma, qui est le coup subi par l’enfant dans le réel, du traumatisme, qui est la représentation qu’il se fait du coup, dans son esprit. Cette représentation dépend de lui mais aussi du discours de ses proches, du discours de la culture. Or on peut agir sur l’alentour. On peut faire comprendre à l’enfant qu’il lui est possible de récupérer».

(UNICEF, Amnesty International)
http://www.childsoldiersglobalreport.org/

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