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Dépendance à internet : tous accro???

Selon une étude allemande, la dépendance à internet touche de plus en plus de monde. Serait-ce une maladie mentale ? Et se traite-t-elle comme n'importe quelle addiction?

L'étude, commandée par le ministère de la santé est parue le 26 septembre 2011 et révèle que plus d'un demi-million d'Allemands seraient dépendants à internet. Un mal qui se traduit, selon les chercheurs, par une consommation moyenne de 4 heures du média internet chaque jour. «Le temps passé sur internet est un facteur peu fiable, nuance tout de même Elizabeth Rosset, psychologue à l'hôpital Marmottan de Paris. Une personne peut passer peu de temps sur internet mais être obnubilée toute la journée par ce qu'elle va y faire».

L'addiction à internet, finit par provoquer l'isolement et le repli social, cependant, elle n'est pas forcément considérée comme une maladie au sens commun du terme. En France, la guérison passe d'abord par le dialogue avec les psychologues ou addictologues. «La plus grande difficulté consiste à faire venir les gens à nous, explique Elizabeth Rosset. Mais lorsqu'une personne prend conscience de son problème, on peut plus facilement la traiter». Aux États-Unis et en Chine, par exemple, l'addiction à internet se soigne par la manière forte dans des établissements spécialisés, créés sur le même principe que les centres de désintoxication. Le Docteur Karila, de l'hôpital Paul Brousse à Villejuif, parle d'un traitement «cognitif et comportemental» pouvant éventuellement être appuyé par une prise «contrôlée et limitée dans le temps» de médicaments de type antidépresseurs.

Accro à internet ou aux activités sur internet ?

Contrairement à une addiction à la drogue ou à l'alcool, la dépendance à internet est à double tranchant : elle peut concerner le média en lui-même comme les activités que l'on peut y pratiquer (jeux en ligne, jeux d'argent, pornographie, achats etc). Les deux se rejoignent selon le Dr Karila : «Internet est le support de l'addiction. On traite donc la dépendance associée au net». Elizabeth Rosset estime que ce sont les «spécificités» d'internet en particulier son accessibilité qui modifient le rapport à la dépendance.

C'est d'ailleurs l'une des raisons qui fait que la population dépendante à internet ne constitue pas un groupe homogène. «Quand le problème concerne les jeux vidéo, ce sont les jeunes qui sont principalement touchés mais la moyenne d'âge augmente si la dépendance a trait aux jeux d'argent», explique Elizabeth Rosset.

Les réseaux sociaux, simple phénomène de société ?

Les jeunes sont d'ailleurs fortement concernés par la question de la dépendance des réseaux sociaux. L'étude du ministère de la Santé allemand révèle une dépendance aux réseaux sociaux très importante chez les jeunes filles (77%) mais également chez les garçons (65%). La frontière entre l'addiction au sens propre et la simple consommation abusive, relativement classique chez les adolescents et les jeunes en général, est néanmoins très mince.

L'utilisation des réseaux sociaux pourrait en effet s'apparenter à l'utilisation du téléphone ou de la télévision. Des jeunes qui passent beaucoup de temps à téléphoner ou envoyer des messages à leurs amis ne sont pas considérés comme dépendants mais pratiquent pourtant la même activité sur un réseau social comme Facebook. Le site de l'Américain Mark Zuckerberg (sur lequel la France compte la neuvième communauté mondiale avec plus de 23 millions d'utilisateurs) est d'ailleurs le seul réseau social réellement vecteur de «conduite addictive». Une étude SNCD menée en juillet révèle en effet que 68% des utilisateurs de Facebook se rendent sur le site au moins une fois par jour alors que ce chiffre chute à 30% pour Twitter et en-dessous de 15% pour les autres réseaux sociaux. Même constat pour le temps passé sur le site : la communauté Facebook y passe en moyenne 52 minutes par jour alors que les personnes inscrites sur Twitter n'y passent que 25 minutes par jour.

Difficile alors de parler de réelle addiction aux réseaux sociaux. Ici, le terme de phénomène de mode serait bien plus approprié. «Il y a un certain nombre de pratiques qui s'atténuent avec l'âge, confirme Elizabeth Rosset. C'est également le cas pour les jeux vidéo ». Elle considère que cet abus relève bien souvent «d'un manque de limites fixées par les parents» qui, selon le Dr Karila, va surtout poser problème à une «minorité vulnérable qui va s'accrocher à internet».

www.lefigaro.fr

 

 

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Mon enfant entre en Maternelle, comment Réussir cette Rentrée ?

Dans quelques semaines, votre enfant va découvrir un nouveau monde, celui de l'école, et à travers la petite section de maternelle, un nouveau mode de vie.


Votre enfant ne sera pas seul à vivre cette aventure. Vous également. Surtout si c'est votre premier enfant qui rentre à l’école.

Certaines inquiétudes peuvent survenir. Rien de plus légitime. Il s’agit de ne pas transformer celles-ci en angoisse, que vous risqueriez de transmettre à votre enfant. Alors préparez votre enfant et vous-même à ce grand jour.

Avant la rentrée… il est souhaitable de lui montrer son école. De plus en plus d'écoles organisent de visites de celles-ci au mois de juin, conjointement à la réunion de préparation et d'accueil en maternelle.

Emmenez votre enfant visiter l’établissement avant la rentrée. Ainsi, il reconnaîtra alors l’endroit et se sentira moins perdu.

L'idéal serait d'y retourner plusieurs fois avant la rentrée, et éventuellement lui présenter la maîtresse ou le maître qui sera dans sa petite section. Cependant, ne tombez pas dans l'excès inverse. N'en faites pas trop, cela pourrait créer de l'angoisse chez votre enfant.

Profitez de ces vacances scolaires pour parler de la rentrée, de l'école.
Il existe de nombreux livres pour enfants qui traitent de l’école. N’hésitez pas à vous en procurer quelques-uns pendant les vacances. L'école ne doit pas être un lieu inconnu, rempli de mystères. Votre enfant sera ravi de savoir ce qu'il va y faire, à quoi cela sert d'aller à l'école. Présentez lui les différents apprentissages sous forme ludique en précisant à votre enfant qu'à l'école maternelle on travaille, mais on continue aussi à jouer, pas seulement pendant la récréation.

Rassurez-le sur le fait qu'il se fera de nouveaux copains, nouvelles copines. Positivez tout cela.

En effet, il s'agit de valoriser cette rentrée !
Maintenant qu’il rentre à l’école, votre "bébé" devient grand ! Montrez toutes les acquisitions qu'il a faites, notamment la propreté qui marque bien la fin de la période "bébé" pour entrer dans la phase "grand".

Répétez-lui souvent ce message, de façon à ce qu’il puisse aborder fièrement sa rentrée en maternelle.

Comment se passe cette première journée ?

Le plus souvent, en maternelle et notamment en petite section, la rentrée se fait de façon échelonnée. Deux jours sont prévus pour le rentrée des petits de 3 ans afin qu'ils s'adaptent bien en petit groupe. La plupart du temps, le premier jour de classe se déroule sans planning, sans rythme. Chacun prend ses marques, découvre les lieux. Souvent, l'institutrice présente la classe, est à l'écoute de toutes les interrogations et laisse les enfants raconter ce qu'ils ont fait pendant les vacances, etc...
Le matin, les enfants arrivent donc accompagnés leurs parents respectifs. Ces derniers restent un petit moment, jouent avec leur enfant. Cependant, il est préférable que les parents s'éclipsent, laissant leur enfant faire connaissance entre les autres et découvrir la maîtresse.
Souvent, pour commencer, les petits ne restent que la demi-journée, le matin. Ils retrouvent alors leurs parents ou leur nourrice à l'heure du déjeuner et peuvent faire la sieste dans leur propre lit, ce qui peut être rassurant pour eux.

Bien-sûr les doudous sont acceptés, surtout les premiers jours. Au cours de l'année scolaire, les enfants apprendront à laisser leur doudou dans un bac à doudous, souvent à disposition dans un coin de la classe. Les doudous sont ainsi accessibles pour la sieste en cas de gros chagrin... et viendra alors le moment où les enfants n'en auront plus besoin à l'école, si possible avant la fin de la petite section.

Le moment le plus redouté et certainement le plus difficile pour les parents est la séparation, quand ceux-ci doivent partir et laisser leur enfant, devenu grand !
Tous les parents redoutent les larmes de leur bambin.
Les parents sont souvent également très émus lors de la rentrée en maternelle de leur petit. Cette première rentrée scolaire est très symbolique. Il est vrai que ses premiers pas dans la scolarité sont très importants. Mais il est souhaitable de prendre sur soi et de ne pas pleurer ! En effet, voir vos larmes ou votre émotion pourrait perturber votre enfant… qui vous imitera très vite.

Il est donc conseiller de ne pas s’éterniser.
Ce n’est pas facile, mais inutile de rester longtemps avec votre enfant une fois qu’il est rentré dans sa classe. Prolonger les "au-revoir" ne fait que compliquer les choses, surtout si votre enfant pleure. Plus votre présence sera longue plus la séparation sera dure pour votre enfant.
Faite-lui un gros câlin, dites-lui que vous venez le chercher après l'école et partez.

Ayez confiance en l'institutrice de votre enfant. Elle est habituée !!!! Autre détail, quand vous expliquez à votre enfant qu'il va aller à l'école, précisez lui que cela ne dure pas une seule journée...... Il arrive que des enfants, le premier soir après l'école, pensent que c'est terminé l'école!!!!

N'hésitez pas à discuter régulièrement avec la maîtresse de votre enfant (surtout en cas de problèmes dans la famille). Pas de cartable pour votre chérubin mais un sac de rechange vous sera demandé. Pensez à récupérer ses affaires à chaques vacances scolaires pour vérifier que votre enfant entre toujours dans ses habits de rechange. Pensez à lui faire de temps en temps un shampooing anti-poux (au cas où...).

Un enfant est une véritable éponge. Alors, si vous êtes stressé(e) pour sa première rentrée, il le sera aussi. Accompagnez-le à l’école le cœur léger et confiant. Tout se passera bien !

Si votre enfant refuse d'aller à l'école, perséverez !! L'équipe d'enseignants vous aidera et vous conseillera.
Parfois, (mais rarement), il est bénéfique de faire une interruption pendant 15 jours ou 1 mois puis de refaire un autre essai. Mais toujours en concertation avec les instituteurs et le directeur de l'école.

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