Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Usage des Médicaments psychotropes

Un impact sanitaire ou social mal estimé

La prise de médicaments psychotropes relève dans la grande majorité des cas de pratiques thérapeutiques. Toute consommation n’est donc pas problématique.

Des situations à risque peuvent survenir chez les consommateurs de médicaments psychotropes, liées essentiellement aux possibles baisses de vigilance. L’importance du risque dépend de plusieurs facteurs : molécule (surtout benzodiazépines), individu, temps passé depuis la dernière prise, association avec d’autres psychotropes (alcool en particulier), caractère occasionnel ou chronique de la prise. Cependant l’impact et le risque n’ont pas été mesurés en France.

Chez les personnes âgées, plus fragiles et déjà particulièrement soumises aux risques liés aux associations médicamenteuses, la prescription de médicaments psychotropes augmenterait la fréquence des chutes et des fractures et pourrait altérer le fonctionnement intellectuel. Faisant le constat qu'au-delà de 70 ans, une personne sur deux consomme de façon prolongée des médicaments anxiolytiques ou hypnotiques (et ce deux fois plus chez les femmes), la HAS a décidé, en 2007, de proposer un ensemble d'actions concertées afin d'améliorer la prescription de médicaments psychotropes dans cette population. Ont en effet été constaté chez ceux-ci à la fois une surprescription et une consommation prolongée de benzodiazépines dans les troubles du sommeil et de l'anxiété, comme une surprescription de neuroleptiques dans les troubles du comportement et, à l'inverse une prescription insuffisante d'antidépresseurs chez les personnes âgées réellement dépressives.

Dans le cadre des consommations abusives, les risques se situent dans l’apparition d’une dépendance envahissant la vie de la personne ou la survenue d’une surdose.

Schématiquement, les personnes en difficulté avec les médicaments peuvent être poly-consommateurs (les médicaments constituent une drogues parmi d'autres) ou souffrir d'une toxicomanie médicamenteuse pure. Dans ce deuxième cas, il s'agit plus souvent de femmes d'âge moyen et le problème est d'avantage occulté. De ce fait, il est difficile d'estimer quelle proportion des usagers de médicaments psychotropes ont une consommation problématique. Les médicaments psychotropes non opiacés sont ainsi à l'origine d'une faible part des demandes de prise en charge dans les centres spécialisés (un peu plus de 2% en 2007) en diminution régulière depuis 1998 où sa part était double. Ils représentaient ainsi en 2003 dans le dispositif spécialisé 4% des substances ayant provoqué la première dépendance. En 2007, selon le dispositif RECAP permettant de collecter en continu des données de consommation chez des patients ayant consulté en centres de soins, le motif de consultation retrouvé pour 2% des sujets vus en CSST (ou en CSAPA) correspond là encore à une consommation problématique de médicaments psychotropes. Sont en grande majorité incriminés les benzodiazépines et les hypnotiques (86% des cas), suivis par les antidépresseurs (11%) et les barbituriques (3%).

Il faut toutefois préciser que les personnes prises en charge en centres spécialisés consomment des médicaments psychotropes dans des proportions plus importantes que dans la population générale.

Concernant les surdoses mortelles, le dispositif DRAMES, s'appuyant sur les résultats d'analyses toxicologiques réalisés dans le cadre d'examens médico-légaux, trouve en 2008 une association de médicaments psychotropes dans 39,6 % (contre 37 % en 2007) des cas des 217 décès en relation avec l'abus de médicaments ou de substances recensés.

Enfin, les benzodiazépines (principe actif de la plupart des somnifères et des tranquillisants) administrés à une victime à son insu, font parfois l'objet d'un usage criminel ou délictuel (viol, vol…). Ils sont ainsi impliqués dans la majorité des cas de soumission chimique avec une prédominance du clonazépam (Rivotril®) et du bromazépam (Lexomil®). Parmi les 154 cas de soumission chimique avérée, 43 cas étaient ainsi des cas vraisemblables de soumission chimique parmi lesquels 31 mentions de benzodiazépines avaient été faites parmi 27 victimes.

En 2009, 409 usagers de médicaments et 262 trafiquants ont été interpellés par les services répressifs.

www.ofdt.fr

Votre consommation de médicaments vous pose question? vous devenez dépendant? Contactez nos thérapeutes : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Syndrome d'alcoolisation foetale

 

 

Le syndrome d'alcoolisation fœtale, conséquence de la consommation d'alcool durant la grossesse, est la première cause non génétique de handicap mental en France.


L'alcool est un produit toxique responsable de diverses complications et malformations regroupées sous le terme ETCAF, c’est à dire l’ Ensemble des Troubles Causés par l'Alcoolisation du Fœtus.

La conséquence la mieux connue et la plus typique est représentée par le Syndrome d'Alcoolisation Fœtale (SAF). Elle est la plus visible à la naissance mais pas forcément la plus grave si l'on considère les atteintes neurologiques.

Les formes moins apparentes sont désignées sous le terme : EAF, c’est à dire les Effets de l'Alcool sur le Fœtus et sont responsables de troubles neurologiques et comportementaux, qui aboutissent souvent à un échec scolaire et une exclusion sociale, suivant le degré de gravité. Ce terme d'EAF est utilisé pour définir les enfants ayant été exposés à l'alcool in utero et présentant seulement quelques caractéristiques du SAF : retard de croissance, malformations congénitales ou troubles du comportement ne survenant parfois que des années après la naissance ; l'alcool est alors considéré comme une des causes possibles des anomalies retrouvées chez l'enfant.

Le syndrome d’alcoolisation foetale apparaît chez les enfants nés de mères qui ont continué leur consommation d’alcool pendant leur grossesse. Parmi les anomalies fréquentes : le défaut de croissance (prénatal ou postnatal), la morphogénèse altérée, la déficience mentale et le faciès caractéristique – petits yeux et base aplatie du nez. On observe aussi une fine dysfonction motrice et des tremblements chez le nouveau né.

L'atteinte du cerveau est plus importante que l'atteinte du visage pour comprendre les conséquences de l'alcool in utero sur le bon développement de l'enfant. Les troubles neuro-comportementaux que présentent parfois les enfants sont sévères. Les risques de troubles secondaires sont eux plus importants et le devenir de ces enfants assez incertain !

Malgré une politique de prévention contre les dangers de la consommation d'alcool, une récente étude révèle que la notion d'abstinence n'est pas toujours bien comprise.
L’abstinence signifie « zéro » alcool. Même un verre, même une fois. Il semble évident pour certaines femmes de faire attention à leur alimentation par rapport à la listériose et la toxoplasmose. Alors faisons en sorte que l’alcool ne soit plus un tabou !!!

Si vous pensez avoir un problème avec votre consommation d’alcool, il est impératif, pour vous et votre bébé, de le signaler à votre médecin.

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy